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Nos recommencements

10e Rencontre photo du Kamouraska

7 expositions • commissaire : Ève Cadieux                        

Du 12 juin au 6 septembre 2021, nous présenterons la - très attendue! - 10e édition de la Rencontre photographique du Kamouraska. Cette édition anniversaire, dont la thématique a été imaginée par l'artiste Ève Cadieux, compte 7 expositions, en salles et extérieures.

Mot de la commissaire

Nos recommencements

La 10e édition de la Rencontre photographique du Kamouraska explore la thématique du recommencement en tant que mode d’appréhension du monde et de l’histoire qui perpétuellement se renouvellent, sous le fort potentiel de l’imaginaire humain. Le fleuve en devient l’assise changeante. 

Le fleuve comme analogie

Les vagues soulèvent, renversent et effacent. De nouveau, tout doit être façonné. À l’instar de nos petites et grandes histoires, le fleuve exprime l’existence, il enchante et il bouleverse. Il est à la fois réalité et fiction, porteur de fabulations nécessaires. Le fleuve est chargé de possibles, comme l’art photographique aujourd’hui.

Des mondes sciemment oniriques

Pour cette édition qui marque le 10e anniversaire de la Rencontre photographique du Kamouraska, sont réunis des artistes qui, à travers leurs œuvres photographiques, évoquent la mouvance de l’eau, l’illusion de la stabilité, la construction illimitée du paysage et le réenchantement narratif. Les œuvres présentées sont lumineuses, travaillées par des créateurs qui envisagent l’avenir de façon positive, et qui, notamment, repensent l’art en regard d’environnements meilleurs. Ces démarches artistiques ne sont pas pour autant synonymes de légèreté et d’aveuglement, mais plutôt d’optimisme; on y affronte et on y embrasse des réalités qui méritent d’être vues, portées par des images fortes, poétiques, communicatives et, pourquoi pas, rêveuses. C’est de lumière dont nous avons besoin pour penser le présent, imaginer la nature, la culture et notre avenir autrement.

Nos recommencements, en 2021. 

Il y a déjà quelques années, quand je concevais avec bonheur et rêverie la thématique de la 10e Rencontre photographique du Kamouraska, j’étais loin de me douter que les notions de recommencement et de reconstruction optimiste résonneraient différemment, en 2021. Le projet d’expositions est devenu, en soi, un recommencement sur trois ans, d’abord pour des raisons logistiques, ensuite à cause d’une crise sanitaire planétaire dont nous subissons encore les secousses. Nous vivons une période bien particulière, dont les vagues nous ont fait suffoquer. Mais cette expérience individuelle et collective, nous le savons, amène et amènera des changements sociaux, économiques, idéologiques aussi. Et je vois l’art comme source de réflexion et de guérison, inhérent et même central au renouveau collectif. Nos recommencements, il le faut, seront créatifs, et nécessaires.

Ève Cadieux
Mars 2021

Née à Montréal, Ève Cadieux vit et travaille à Québec. Diplômée de l’Université de Montréal, elle est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’art et en arts plastiques suivi d’une maîtrise en histoire de l’art. L’artiste expose ses œuvres au Québec, au Canada et à l’étranger. De 2002 à 2011, elle a été coordonnatrice, puis directrice artistique et générale du centre d’artistes VU à Québec. Elle est professeure d’histoire de l’art, d’arts visuels et de photographie au Cégep Limoilou. Elle est la commissaire, avec Vincent Roy, du projet itinérant HUMANORIUM : l'étrange fête foraine.

 


 

Les expositions en salles 

 

Ivan Binet • Vases communicants & Les Baies

Ivan Binet compose des œuvres qui remanient le genre du paysage et, du même coup, qui déstabilisent notre manière habituelle de voir le territoire. Ses paysages, denses et déroutants, il les construit à partir de plusieurs prises de vue photographiques réalisées au fil de ses balades, notamment en Gaspésie, sur cette péninsule du fleuve Saint-Laurent. On reconnait Les Baies du Saint-Laurent et ses marées, qui se fondent les unes aux autres, s’étirent, se prolongent en d’étonnantes images panoramiques. Pour Ivan Binet, le paysage a un poids, une matérialité et une richesse de formes sans cesse renouvelables. Avec ses Vases communicants, ce sont des montagnes chavirées, des îles en suspension, des espaces réinventés de rétention ou de passage de l’eau… tous créés à partir de rotations, de réflexions et de collages de multiples points de vue. La nature, toujours merveilleuse et renversante, est ici en perpétuelle transformation.

Originaire de la région de Québec, Ivan Binet a développé une pratique explorant le paysage. On retrouve ses œuvres dans les collections de plusieurs institutions muséales. Il a également réalisé des projets d’intégration des arts à l’architecture en de nombreux lieux publics.

/ Site web de l'artiste: www.ivanbinetartiste.com

 

Joan Fontcuberta • L’ïle-aux-Basques – Euskaldunen Uhartea

Il était une fois une île paradisiaque. Il était une fois une demeure d’esprits et de héros, un bout de terre prodigieux réservé aux marins les plus braves. On l’appela l’Île-aux-Basques, parce que les premiers capitaines qui y jetèrent l’ancre étaient des Basques.

Joan Fontcuberta nous présente une intrigue artistique dans laquelle il reconstruit l’épopée de baleiniers du 16e siècle, dans l’estuaire du Saint-Laurent. Sous l’apparence d’un projet historique et ethnographique, Joan Fontcuberta diffuse une œuvre vidéo regroupant, sans distinction, images du réel et images fabriquées, se mettant d’ailleurs lui-même en scène. Il poursuit ici sa réflexion sur l’esthétique et la crédibilité du discours documentaire, tout en mettant en lumière la richesse de ce segment d’histoire. À travers une utilisation narrative de la photographie, et fidèle à une stratégie de dramatisation du récit historique, l’artiste évoque entre autres des combats féroces livrés sur des eaux tumultueuses aux monstres marins, des pactes obscurs faits avec les gardiennes des vagues puis une île hospitalière baignée de soleil, au large de Trois-Pistoles, qui, à vol d’oiseau, a la forme d’un béret basque.

L’Île-aux-Basques, de Joan Fontcuberta, est pour la première fois présentée sous forme de projection vidéo, spécialement réalisée pour la 10e Rencontre photographique du Kamouraska. La première présentation du projet était destinée, en 2003, au musée Artium (Musée basque d'art contemporain) à Vitoria-Gasteiz, en Pays basque, dans la province d'Alava. Il est à noter qu’au moment où ce projet a été conçu, il existait une grande tension politique entre l’Espagne et le pays basque, qui réclamait son indépendance, refusée par le gouvernement conservateur de Madrid. Dans ce contexte, célébrer l’aventure basque en Amérique était une sorte de provocation.

Diplômé en sciences de l'information, Joan Fontcuberta a été professeur à l'Université Pompeu Fabra de Barcelone et à l'Université Harvard de Cambridge. Issu du mouvement de la photographie plasticienne, il est créateur, théoricien, critique, historien et commissaire - domaines dans lesquels il a publié de nombreux ouvrages. Il vit à Barcelone.

 

Yan Giguère • L’éclaircie & La forêt du chevreuil à lunettes

Yan Giguère provoque des relations formelles et narratives entre de nombreuses photographies, créant ainsi une temporalité non linéaire et une imprévisible poésie humaine. Avec l’installation La forêt du chevreuil à lunettes, le mode de présentation des photographies brouille la séquence chronologique, et même la perception des lieux. S’agit-il vraiment d’une promenade, à l’orée d’une forêt, mêlée à celle d’une femme déambulant en ville? Pourtant, on dirait parfois d’étranges fonds marins et, toujours, des espaces de rêveries. Dans cet arrimage d’univers, enregistrés avec une caméra à manivelle qui permet d’ordinaire de produire de petits films animés, l’artiste crée un montage presque cinématographique mais décalé, qui déjoue notre perception de la réalité. Également composée d’images éparses, L’éclaircie « raconte » aussi des balades en campagne : un territoire vaste, une maison abandonnée, une personne qui regarde au loin, des fleurs fines et sauvages…  Des histoires énigmatiques émergent, par notre propre acte de recommencement : celui de lire et relire.

Yan Giguère vit et travaille à Montréal. Il compte de nombreuses expositions individuelles à son actif et ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et privées. Son travail est caractérisé par la mise en espace foisonnante de photographies de divers formats. Il est représenté par la Galerie La Castiglione, à Montréal.

/ Site web de l’artiste : www.yangiguere.com

 

Baptiste Grison • Les grands bateaux attendent

De sa fenêtre et à travers l’oculaire d’une lunette d’approche, Baptiste Grison a photographié des centaines de navire attendant le signal qu’une place se libère, au quai de leur port de destination. Ils patientent, tranquilles en plein milieu de l’estuaire marin du Saint-Laurent, pour le déchargement de leurs marchandises, produites à l’autre bout du monde. Pour l’artiste, l’état stationnaire de ces grands bateaux contraste avec les objectifs de performance et de vitesse liés à la logique mercantile. Baptiste Grison nous montre, en photographie, les vagues et ces colosses d’acier, au loin devenus petits et évanescents, tel un motif qui se renouvelle d’image en image. À travers la lunette circulaire et poétique de l’artiste, ces Grands bateaux qui attendent ressemblent maintenant à des astres. Ils deviennent des objets flottants qui n’ont plus leur place habituelle dans le paysage; fantomatiques, ils appellent une contemplation lente et répétée.

Baptiste Grison vit et travaille au Bas-Saint-Laurent. Il a étudié l’histoire de l’art au premier cycle universitaire en Haute Bretagne et les arts visuels à la maîtrise à l’Université Laval. Il est l'auteur de plusieurs expositions solos et collectives, ainsi que d'œuvres réalisées dans le cadre de la Politique d'intégration des arts à l'architecture.

/ Site web de l’artiste : www.baptistegrison.com

 

Émilie Rondeau (Re)construction

Pour Émilie Rondeau, le vaste fleuve révèle un horizon apaisant de contemplation, qui appelle aussi à l’action. Une action douce et constructive, ouvrant sur d’infinies possibilités. Sous forme d’assemblages de différents matériaux, dont certaines matières translucides, l’artiste propose des représentations photographiques, en relief, du fleuve Saint-Laurent et des paysages bas-laurentiens. Ce sont des prises de vues réalisées par l’artiste, de Rivière-Ouelle jusqu’à Kamouraska et sous différentes luminosités et saisons, qui servent de matériel de base. Émilie Rondeau offre ainsi des œuvres singulières, des paysages inventés, rêvés, façonnés et (re)construits. Ils sont changeants, ils se meuvent à travers les regards, dépendamment de la lumière qui les traverse en salle d’exposition et, bien sûr, des points de vue des spectateurs. Ces « tableaux » diaphanes font ainsi écho à l’alternance des cycles d’ensoleillement, insaisissables et magnifiques.

Émilie Rondeau vit et travaille à Rivière-Ouelle, au Bas-Saint-Laurent. Elle détient un baccalauréat de l’Université Concordia et une maîtrise en arts visuels du Nova Scotia College of Art and Design. Elle a reçu, en 2016, le Prix de la créatrice de l’année au Bas-Saint-Laurent. L’artiste a présenté des expositions solos et collectives au Québec, en Ontario et au Manitoba.

/ Site web de l’artiste : www.emilierondeau.com

 

Bertrand R. Pitt • Écho

Un sentiment de jamais vu émane de la série Écho de Bertrand R. Pitt. Au premier regard, les paysages photographiques sont saisissants, ils montrent une nature sublime et un fort dialogue visuel entre l’eau et le ciel. En contemplant plus longuement les œuvres, des formes greffées à la réalité naturelle apparaissent; ce sont des ondes acoustiques ajoutées, qui simulent les contours d’un rivage, d’une île ou encore la lisière d’une forêt. Chaque onde intégrée par l’artiste provient de l’enregistrement d’un extrait musical ou d’un discours, ayant une portée mnémonique importante et qui, dans l’actualité, trouve encore une résonance. Les œuvres musicales et les voix choisies ciblent bien sûr des moments passés, mais suggèrent également leur pouvoir cyclique de renaître et d’habiter nos présents. Par ses photomontages, l’artiste appelle « l’horizon de nos possibles ». Il figure nos unions répétitives et prolongées avec les espaces culturels et naturels, de façon corporelle, intellectuelle et émotive.

Bertrand R. Pitt vit et travaille à Montréal. L’interprétation du paysage comme vecteur d’expérience est au cœur de sa pratique en photo, en vidéo et en art interactif. Ses œuvres ont été présentées dans plus d’une vingtaine d’expositions individuelles en centres d’art et galeries, ainsi que dans diverses expositions collectives, projections et résidences au Québec, au Canada, au Brésil, en France et en Suisse.

/ Site web de l’artiste : www.bertrandrpitt.net


 

L'exposition extérieure

 

Caroline Hayeur • Radioscopie du dormeur

Dans des installations inusitées infiltrant deux lieux extérieurs, Caroline Hayeur nous présente une enquête photographique sur les comportements humains reliés au sommeil: avant, pendant et après l’endormissement, avec une attention donnée au mouvement du corps et aux habitudes développées au lit, lorsqu’on est seul ou accompagné. L’artiste réfléchit à l’être humain, ici dans toute sa vulnérabilité nocturne; nous avons besoin de sommeil récurrent pour vivre, et nous possédons tous une réalité inconsciente et cyclique, ancrée dans la profondeur du repos.

Cette étude poétique, Caroline Hayeur l’a réalisée au Kamouraska, chez des personnes qui ont généreusement collaboré au projet, en laissant l’artiste – ou plutôt son dispositif photo, muni d’un système de prises de vue aériennes – s’immiscer dans leur chambre à coucher pour la nuit. Il en résulte des images en noir et blanc, fortes et attendrissantes, que l’artiste combine à des photographies qui suggèrent des espaces rêvés.

Une installation formée de nombreuses et très grandes images, au quai de Kamouraska, nous révèle ces dormeurs, que la marée découvre puis dissimule, ou enveloppe. À l’entrée du Centre d’art de Kamouraska, c’est une projection fantomatique qui se dévoile à nous : des nuits complètes sont condensées, chacune en 1 minute et des poussières. Les photographies et la vidéo, en boucle, nous rappellent avec émotion que la vie ensommeillée est à la fois douce et chargée, qu’elle est répétition et renouvellement.

Caroline Hayeur explore les questions du corps social: convivialité, partage et différences. Son travail s'inscrit dans une esthétique du lien. Plusieurs de ses projets prennent pour origine des résidences d'artistes au Québec et à l’international. L’artiste enseigne le photojournalisme à l'École des médias de la Faculté de communication de l’Université du Québec à Montréal.

/ Site web de l’artiste : www.art.carolinehayeur.com

 


 

Les partenaires & collaborateurs

Parce qu’un 10e anniversaire, ça se fête en grand, ils sont nombreux les partenaires financiers de la Rencontre photo 2021 que nous tenons à remercier sincèrement pour leur appui :

• le Conseil des arts et des lettres du Québec;
• le Conseil des arts du Canada;
• la municipalité de Kamouraska;
• l’Entente de partenariat territorial en lien avec la collectivité du Bas-Saint-Laurent;
• l’Entente de développement culturel de la MRC de Kamouraska et du Ministère de la culture et des communications;
Hydro-Québec;
le Quai des Bulles, savonnerie de Kamouraska.

 


 

En supplément

En marge des expositions en salles et extérieures, d’autres activités complètent la programmation.

Le colloque Remous et recommencements / (re)penser le fleuve et la mobilisation par l'art est animé par le cinéaste Hugo Latulippe et se déroule le 18 juin. Pour en savoir davantage à propos de ce colloque, cliquez ici.

Deux expositions satellites extérieures sont diffusées aux Jardins de Métis, et deux autres intérieures au Musée du Bas-Saint-Laurent. Pour connaître les détails de ces expositions satellites, cliquez ici.

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